lundi 6 avril 2015

Canadiens : «J'ai plus de cheveux gris» - Michel Therrien



source : canoe.ca

Michel Therrien a dirigé dimanche le 400e match de sa carrière derrière le banc du Canadien de Montréal. Le hasard a voulu qu'il atteigne ce nombre contre la même formation, les Panthers de la Floride, qu'il avait affrontée à ses débuts, le 21 novembre 2000.

Il en a coulé de l'eau sous les ponts depuis cette défaite de 4-1 que le CH avait subie à ce que l'on appelait à cette époque le Centre Molson.

«C'est une raison pour laquelle j'ai plus de cheveux gris», a lancé celui qui a également dirigé 221 parties derrière le banc des Penguins de Pittsburgh.

«Sincèrement, c'est un plateau très intéressant, même s'il m'a fallu deux séjours pour l'atteindre», a-t-il ajouté plus sérieusement.

Ces 400 rencontres le placent au quatrième rang de l'histoire des entraîneurs du Canadien derrière des noms légendaires comme Toe Blake (914 matchs), Dick Irvin (896) et Scotty Bowman (634).

Pas lieu de paniquer

Quatorze années et demie amènent son lot de cheveux gris et rendent le toupet plus clairsemé. En contrepartie, elles apportent l'expérience, le calme et la sérénité.

C'est sans doute la raison pour laquelle, pendant que tout Montréal s'apprête à appuyer sur le bouton panique à 10 jours du début des séries, l'entraîneur du Tricolore demeure (presque) zen.

«Au niveau de la discipline, un point qui faisait défaut, nous nous sommes grandement replacés. Maintenant, il y a assurément certaines choses que l'on souhaite améliorer, comme l'attaque massive, mais il ne faut pas oublier que dans nos 10 derniers matchs, nous n'avons subi que trois défaites en temps réglementaire», a-t-il tenu à rappeler, avant la victoire de 4-1 sur les Panthers.

«Un quatre contre trois en période de prolongation et une séance de tirs de barrage sont des situations qu'on ne retrouve pas en séries éliminatoires», a-t-il souligné.

Jeu plus serré

Autre aspect positif, Therrien est particulièrement fier du travail accompli par ses hommes à forces égales.

«On joue de façon serrée, on accorde peu de tirs au but et peu d'occasions de marquer. À mes yeux, ce sont des signes très encourageants.»

Cela dit, une saison de 82 joutes, ça use son homme. Voilà pourquoi Therrien a donné congé à Carey Price et Andreï Markov à Newark vendredi. Voilà aussi pourquoi il a tenu ses joueurs loin de la patinoire à leur arrivée en Floride.

«On a quand même tenu un bon entraînement hors-glace, a-t-il cependant tenu à préciser. Mais c'est important de faire changement de temps en temps.»