vendredi 16 mai 2014

Canadien : «Tout ce que je voulais, c'était de faire la différence» - Brière #montreal #habs #serie #playoffs #hockey #canadien



Source : 985sports.ca

l n'y a pas de doute, Daniel Brière fait honneur à sa réputation d'être un joueur qui s'illustre en séries. Même s'il joue sur le quatrième trio et que ses présences sur la patinoire sont peu nombreuses, le vétéran impressionne, autant par sa production offensive que par son leadership.

Et pourtant, Daniel Brière aurait bien pu ne pas être à son meilleur depuis le début des présentes séries éliminatoires dans la LNH.

Depuis que le Canadien a fait son acquisition durant la saison estivale, le vétéran attaquant n’a pas été utilisé autant qu’il ne l’aurait souhaité en saison régulière. Et cette façon de faire de son entraîneur Michel Therrien à son endroit a évidemment eu des répercussions sur sa productivité.

En 69 matchs cette saison, Brière a récolté seulement 25 points, dont 13 buts. Depuis qu’il joue des saisons complètes dans la LNH en excluant le lock-out de 2012-13, jamais il n’a connu une pire récolte. Bien sûr en 2008-09, il n’avait obtenu que 25 points, mais l’attaquant avait disputé que 29 matchs!

Peu utilisé, mais efficace

En séries, l’utilisation parcimonieuse de Daniel Brière s’est poursuivie. En dix rencontres, il a compilé une moyenne de temps de glace de seulement 10 minutes par match. Therrien l’a même retranché pour la cinquième rencontre de la série contre les Bruins.

Mais malgré ses rarissimes présences sur la glace, Brière a tout de même réussi à cumuler six points, soit deux buts et quatre passes. Cette récolte le place au septième rang des pointeurs du Canadien, un point seulement derrière les vedettes de l’équipe, Max Pacioretty et Tomas Plekanec.

Un but important

Une fois de plus, Daniel Brière a prouvé qu’il valait son pesant d’or. Alors qu’il n’a joué que 8 :06 lors du septième et décisif match contre les Bruins, il a récolté un but et une passe.

Son but marqué en fin de match lors d’une supériorité numérique – le troisième du Tricolore - a permis au Canadien de mieux respirer alors que les Bruins tentaient désespérément de niveler la marque et forcer une période de prolongation.

«Tout au long de la troisième période, je n’avais pas eu la chance de jouer. Je me disais qu’il fallait que je reste prêt si on avait besoin de moi. J’essayais de faire des présences mentales et ça porté fruit, a confié Daniel Brière lors d’une entrevue téléphonique au 104,7 fm en Outaouais, jeudi. Quand je suis embarqué dans le match, tout ce que je voulais, c’était de faire la différence. J’ai été chanceux, il n’y a pas de doute, mais je le prends quand même et je ne m’en plains pas.»

Même si c’était un but chanceux – la rondelle a touché à la jambière du défenseur Zdeno Chara avant de déjouer Tuukka Rask -, il n’en demeure pas moins que Brière s’en souviendra longtemps.

«C’était un (but) très très important, a-t-il dit. Les Bruins bourdonnaient (dans notre territoire), on n’avait pas eu de chance en avantage numérique. On devait en tirer avantage avec quatre minutes à jouer.»

Retranché pour le match no 5

Évidemment, Daniel Brière est un compétiteur aguerri. Comme tout joueur de hockey professionnel, il carbure à l’énergie et à l’enjeu décuplé des séries.

Même s’il avoue que son utilisation n’est pas facile à accepter, le vétéran démontre pourquoi il a toujours été un joueur apprécié de ses entraîneurs et coéquipiers au sein de toutes les équipes où il a joué. Sa priorité demeure les succès de l’équipe, et ce, bien avant, ses désirs personnels.

«Je suis à un autre stade de ma carrière, je comprends un peu mieux. J’avoue que ce n’est pas toujours facile. Tu fais du mieux que tu peux avec ce que tu as. C’est la seule option que j’ai. Tout ce qui compte (pour moi), c’est de gagner et d’essayer d’aider mes coéquipiers du mieux possible. C’est donc pas le temps de me plaindre.»

C’est une chose de ne pas obtenir beaucoup de temps de glace, mais c’en est une autre d’être retranché en séries alors que vous êtes parfaitement en santé.

«C’est sûr que je n’étais pas content, a confié Brière quant au fait qu’il a été retranché par Michel Therrien. N’importe quel joueur de hockey qui ne joue pas n’aime pas ça. C’est sûr que j’étais déçu de ne pas pouvoir aider, mais je ne pouvais rien y faire, c’est pas moi qui a pris cette décision.»

Plutôt que de pleurer sur son sort, Brière s’est plutôt concentré sur le moment où il reviendrait au jeu afin de faire la différence.

Weise, un «plombier de luxe»

Depuis son arrivée avec le Tricolore, Daniel Brière a dû s’habituer à jouer au sein des troisième et quatrième trios, une situation qui ne s’est pas souvent produite au cours de sa prolifique carrière.

Mais au lieu de se plaindre, Brière a fait le choix de profiter au maximum de ses présences sur la patinoire en compagnie de joueurs avec lesquels il n’avait pas l’habitude de jouer. De cette situation est né un duo qui semblait au départ peu excitant, mais qui en réalité connaît de bons moments depuis le début des séries. On parle ici de Daniel Brière et Dale Weise qui en 11 matchs a déjà récolté trois buts et deux mentions d’aide. Sans fanfare ni trompette, Weise a marqué deux buts gagnants.

«J’ai eu la chance de jouer avec lui durant la saison régulière et en fin de saison. J’ai toujours trouvé que ça allait bien. C’est un gars de quatrième ligne, comme on dit un plombier de luxe. Il n’est pas juste là pour patiner et frapper. Il a bon sens de hockey, il a de bonnes mains. Honnêtement, je m’amuse, j’adore jouer avec lui», a souligné Brière au sujet de Weise

Au sujet de Subban...

«C’est un gars qui prend beaucoup de place, il a beaucoup d’énergie. Des fois c’est bon parce que l’attention s’en va plus vers lui. Pour un gars comme Carey Price qui aime ça être un peu plus tranquille, P.K. s’occupe d’aller chercher un peu plus d’attention.

Mais encore plus important pour Brière, Subban est en mesure de «livrer la marchandise» sur la patinoire.

«Pendant les gros matchs, il se présente et il fait la différence.»

Concernant les gestes antisportifs de Milan Lucic et Brad Marchand

«Ils ont allumé le feu et ils nous ont donné des munitions pour se motiver encore plus. Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la façon dont on a répondu. Des gars comme Gionta et Weaver durant le match no 6, ils ont mangé des coups de poing dans la face et ils n’ont rien fait. Ils ont pris les coups pour l’équipe. Plekanec qui l’a fait lui aussi hier. »

Il ne faut pas généraliser

Si les médias font grand état du manque de classe de Milan Lucic et de l’entraîneur Claude Julien après la défaite des Bruins, Brière a tenu à souligner le bel esprit sportif de l’attaquant Patrice Bergeron qui lui a souhaité bonne chance lors de la traditionnelle poignée de mains entre les deux équipes au centre de la glace après le match.

«C’est un joueur avec beaucoup de classe, a indiqué Brière au sujet de Patrice Bergeron. C’est sûr qu’on parle de Lucic et Marchand à Boston, mais il ne faut pas généraliser. Il y a plusieurs bonnes personnes qui sont aussi dans leur camp.»

Rivalité gatinoise

Si la rivalité entre les Rangers et le Canadien n’est pas aussi intense que la précédente, il sera intéressant d’observer une rivalité plus «régionale» alors que Daniel Brière sera opposé à d’autres Gatinois comme lui, soit l’attaquant Derick Brassard et l’entraîneur-chef Alain Vigneault.

«J’étais content de voir ça. J’ai regardé Derick jouer depuis le début des séries. Il m’a impressionné énormément. Je suis content qu’il puisse vivre ça. Mais malheureusement, ça va être moins l’fun pour cette ronde-là. Mais j’ai beaucoup de respect pour lui. Ça va être tout un duel.»

Et la Coupe?

En bon vétéran, Brière indique qu’il ne pense pas encore à la possibilité de remporter la Coupe Stanley.

«On verra après les Rangers. On a une grosse équipe devant nous. C’est une équipe complète qui a quatre grosses lignes et qui a beaucoup de profondeur à la défensive et un très bon gardien. Ça va être difficile. On va essayer de battre les Rangers et on pensera à la Coupe par la suite.»