mardi 22 avril 2014

Canadiens : «J'ai toujours cru en la stabilité» - Therrien




Source : Tvasports.ca

Jon Cooper l’avait prédit. Il répétait qu’on plaçait trop les réflecteurs en direction des grandes vedettes des deux équipes avant le début de la série. Pour l’entraîneur en chef du Lightning, la victoire se dicterait par la contribution des acteurs secondaires.

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Il n’y a pas encore de héros obscurs depuis le début de cette série du côté du Lightning. Pour le Canadien, c’est tout le contraire.

Lars Eller et Rene Bourque ont choisi le meilleur moment pour rebondir, Dale Weise a marqué le but gagnant lors du premier match en prolongation, 11 des 12 attaquants du CH ont déjà amassé un point ou plus et seulement trois joueurs au sein de l’équipe n’ont toujours pas de point.

En avance 3 à 0 dans cette série, le Tricolore a grandement profité de sa profondeur à l’attaque et à la ligne bleue.

«Nous avons la même intensité qu’en saison et nous n’avons pas changé notre mentalité, mais nous profitons maintenant de la contribution de nos quatre trios, a dit Eller qui a déjà amassé quatre points (1 but, 3 aides) en trois matchs. Nous savions que la profondeur serait très importante en séries.»
«C’est un bon sentiment quand tout le monde contribue aux succès de l’équipe, a poursuivi le Danois. C’est tellement crucial, nous ne misons pas seulement sur un trio pour transporter l’équipe. Nous devrons poursuivre sur la même vague, il n’y a que trois matchs de jouer.»

La bonne recette

Au cours de l’hiver, Michel Therrien a fait comme les 29 autres entraîneurs en chef dans la LNH. Il a souvent jonglé avec ses trios dans l’espoir de trouver les bonnes combinaisons. À la lumière des trois premiers matchs contre le Lightning, il semble enfin avoir assemblé les bonnes pièces du casse-tête.

«Vous allez être surpris, mais je crois en la stabilité, a affirmé Therrien. Mais, tu as besoin de résultats pour garder les mêmes combinaisons et tu dois éviter les blessures.

«En séries, tu cherches aussi à exploiter tes joueurs dans leurs forces et tu veux éviter leurs faiblesses. Quand tu regardes les résultats après trois matchs, j’aime la contribution de tout le monde.»

Il y a un autre signe de cet équilibre chez le Tricolore. En trois matchs, le gros trio de David Desharnais, Max Pacioretty et Thomas Vanek n’a marqué qu’un seul but à cinq contre cinq. Pacioretty, le meilleur marqueur de l’équipe avec 39 buts, n’a toujours pas touché la cible.

«Quand j’ai croisé Pacioretty sur la glace ce matin, je lui ai dit que j’étais très content de son jeu, a précisé Therrien. Il travaille tellement fort dans les deux sens de la glace, pour moi, c’est primordial.»

«C’est vrai que nous n’avons pas marqué des tonnes de buts, mais nous générons plusieurs chances de marquer, a renchéri Vanek. Ce que j’aime de notre équipe, c’est que nous ne misons pas seulement sur un ou deux gars, les buts proviennent d’un peu partout.»